lundi 24 octobre 2011

V comme valeureux.

Il est 9h50, 30 hommes sont dans un couloir de 3m de large, les regards sont glacials, on peut lire la détermination et l’agressivité sur les visages. Chacun est dans sa bulle. La musique de Gladiator retentit dans tout le stade : les 30 acteurs savent qu’ils y sont.

Le clan français est formé d’une ligne de 30 joueurs, certains rentreront d’autres auront l’amertume de voir ce terrible combat depuis les tribunes. Les hymnes commencent, la France débute par la Marseillaise reprise dans un stade par le contingent français. Les regards sont passés à l’étape supérieur les joueurs sont au summum de l’émotion, on peut y voir des larmes sur certains visages (le dite pas à Papé s’il vous plait). On en vient au tour des blacks et de leur hymne... (Passons… on comprend rien aux paroles)

Thierry Dusautoir.

Le capitaine français a été à la hauteur de sa légende. Dès les hymnes son regard indiquait qu'il était dans le match. C'est lui qui mène le contre haka. Coup d’envoi donné par Mr Joubert (nous y reviendrons). Les vingt premières minutes sont d’un impact physique inouï, les bruits des placages raisonnent dans la télévision. Sur le pré les deux équipes les plus physiques et les plus disciplinées du tournoi s’affrontent.

Les français tentent crânement leur chance en pressant très haut, les blacks s’en remette à leur jeune n°10 Cruden qui par son jeu au pied arrive à éteindre les braises françaises.

Les 1er rucks laissent un gout d’amertume dans la bouche des avants. Puisque les blacks marqueront sur un pénal-touche avec une superbe combi quoique un peu entachée d’un bel écran. Mais le geste est beau alors essai. Un certain McCaw semble avoir revêtu la cape magique de Harry Potter le sus nommé. En effet dans les phases de ruck le bon Richie enfile sa cape et se jette sur le moindre ballon tel un orque en plein spectacle à Sea World, imité bientôt par un Kaino et un Mealamu méconnaissable. Hors-jeux en veux-tu en voilà, talonnage à la main, entré par le coté, Richie est le champion du monde. De quel sport on ne sait toujours pas !

Monsieur Joubert l’arbitre des arbitres le garant des règles et du jeu semble être touché par une cécité foudroyante. Mais attendez… Joubert ?!.. Ne serait –ce pas ce fameux Joubert filmé avant la coupe du monde dans sa demeure et qui laisse entrevoir sa pièce au trophée ! Jonchée de poster de McCaw… Alea Jacta Est.. On va passer un sale ¼ d’heure…

Les français délivrent un jeu qui laisse les Néo-Zed sur le cul, à base de passes de combinaisons de sautées, les phases de rucks sont nettoyées dans la règle avec quelques coups de tronches dans les citrons adverse.  Fait de jeu: on envoi le mono-testiculaire de Cruden à l’infirmerie, Weepu devant la violence des chasseurs n’osent même plus partir au raz, on dirait bambi. Il n’aura pas su résister à la pression. Hélas fait de jeu côté français le magicien McCaw arrive par magie à plonger dans un ruck sans se faire prendre et envoi Morgan Parra sur le banc avec un jolie coup de genou dans le citron. Parra que l’on nommera super chinois fut remplacé par le banni alias Francois Trin-Dhuc. Il en avait gros sur la patate le François et il n’a pas attendu cinq minutes pour nous le montrer ! 1er ballon il décide d’aller péter dans les 2emes lignes adverses, “bonjour j’arrive”.


Grâce à son dynamisme à toute épreuve, un semblant de French flair s’empare de l’Eden Park. Les all blacks sont en train de filmer, on attaque une énième fois, Dusautoir est mis sur orbite et va aplatir sous les poteaux après une phase de jeu d’un Trin-Dhuc extraordinaire.

Le maori a la trouille, le maori fait des fautes mais le maori  a un grand fan… Mr Joubert !
Nous sommes dans le dernier quart d’heure, ce con de Christian Jean-Pierre nous informe que la Machine le Prodige all Black Sonny Bill Williams va rentrer, et qu’il va nous faire mal. Moi j’ai envie de lui  dire que le playboy testostéroné il n’a pas bronché quand il a vu Rougerie découper son vis à vis !
Je ne préfère pas aborder la fin du match car j’étais en trans et je ne me souviens pas de tout mais juste quelques statistiques qui laisseront de l’amertume mais une grande fierté a tout une équipe et tout un peuple de passionnés :

-          Thierry Dusautoir plaque 12 fois et participe aux mouvements offensifs. C'est lui qui vient conclure une superbe action collective d'un essai rageur. Plus que jamais il méritait son surnom de Dark Destroyer. Plus que jamais il aurait mérité de soulever la coupe. Il se consolera avec le titre de meilleur joueur de l'année décerné par l'IRB.
-          Piri Weepu rate 8 points au pied un non match pour le stratège All Blacks.
-          Dusautoir, Harinordoquy, Bonnaire ont réussi à se sublimer. 27 plaquages pour 1 manqué à eux trois. 8 prises de balles pour Harinordoquy le basque bondissant, bénéficiant du très bon travail des gros, ces trois là ont survolé la finale.
-          Les Français se sont fait 145 passes face aux All Blacks quand ces derniers n'en ont fait que 89. Une statistique qui illustre bien la domination française, notamment en seconde période. Mais dominer n'est pas gagner...
-          Une autre statistique pour démontrer que les Bleus ont dominé une large partie de la rencontre. Ils ont parcouru 309 mètres balle en main, soit 71 mètres de plus que les All Blacks…

Mais dans une finale il faut un vainqueur, les Blacks méritent leur titre sur l’ensemble de la compétition, pour leur 24 ans d’attente après leur 1er titre, pour l’incroyable talent de leurs lignes arrières, pour leur n°10 blessé Dan Carter qui est le meilleur au monde à son poste…


Mais messieurs les blacks savourez bien votre bière, car 15 fiers français vous auront infligés une leçon de rugby de courage  et d’humilité pendant 80mn et ça on n’a pas besoin d’une coupe à deux oreilles pour vous le montrer… 

3 commentaires:

  1. j'aime beaucoup la plume de l'auteur il a un coté Moscato qui me plait beaucoup

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